Cahier n°3 : Richesse et Diversité du Cézallier

Editorial de Bernard Vinatier

Sur terre, sous terre et dans le ciel du Cézallier, les Amis du Vieil Allanche poursuivent leur quête de documents, de récits et de lectures. A chacune des éditions des Cahiers leur collection s’enrichit et celle-ci ne compte pas moins de 96 pages ! Rappelons nos souvenirs  d’enfance : un cahier de cent pages à l’école primaire, c’était énorme, exceptionnel ! Celui-ci doit d’ailleurs le rester car nous ne pourrions plus subvenir aux frais de publication… mais nous comptons sur l’attention et la fidélité du lecteur pour nous aider au financement en l’achetant ou en l’offrant à un ami.

Ainsi donc le lecteur est invité à promener ses regards sur trois niveaux. Au sol, il pourra d’abord découvrir, en compagnie de Serge Defix et Christian Baillargeat,  un  mystérieux visage féminin en bronze : nez droit, lèvre charnue, menton rond mais bien marqué. Il faut aller voir !

Avec un humour toujours latent et beaucoup d’esprit, Joël Fouilleron présente ses Vierges en majesté, ses Vierges de tendresse et ses Vierges de pitié : de Massiac à Allanche, de Vauclair à Vernols. C’est l’étude d’un éminent spécialiste qui sait mettre à la portée de tous son savoir, sa sensibilité, sa spiritualité et ses compétences : par touches successives il fait apprécier la qualité de ces œuvres exceptionnelles.

Sur le plateau de Vernols, Bernard Vinatier parcourt les terres de la commanderie de la Fouillade, essayant de retrouver les traces fragiles des hospitaliers de Saint-Antoine, s’arrêtant dans  leur chapelle virtuelle pour vénérer les reliques disparues de ce saint thérapeutique.

A Allanche, René Monboisse évoque le souvenir des Dienne de Cheyladet et souligne la noble mais éphémère magnificence de leur château devenu hôtel de ville. Philippe Glaize fait revivre la saga des Odoul, installés à Paris, créateurs d’une entreprise de déménagement et du garde-meubles « le plus moderne d’Europe ». Plus modestes mais tout aussi passionnants, Christian Baillargeat et Christian Delpirou ont entrepris de restaurer et de faire tourner le moulin sur leur fief  de la Gazelle. Quelle opiniâtreté, quelle minutie, que de compétences !

Après quoi, Jacques HAMON s’aventure tout seul dans les gorges de la Sianne à la recherche du mispickel, il descend dans les mines d’Auriac et de Vèze où il rencontre les frères Lumière (de Lyon !) puis il s’avance dans la mine de Conche, sur la commune de Chanet.

Puisque nous sommes encore au sol, allons observer les paysages lithiques agricoles du Cézallier et du Limon, linéaments pierreux d’ouvrages multi-centenaires, tout semblables aux rides d’un visage humain que nous aimons. Peut-être est-ce pour mieux les admirer que Jean-Paul Rickelin s’est élevé dans le ciel avec les passereaux aux mille couleurs : rouge-gorge, verdier, pinsons, merle, tarin des aulnes, gros-bec, rouge-queue, et enfin avec un oiseau qui dans un poème de Jules Supervielle, survit à la fin des temps, Dieu l’écoute et le reconnaît : c’est le chardonneret dont les couleurs sont riches et variées comme celles du Cézallier.

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